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“Défier le vide pour maîtriser le risque”

Domitille Kiger, championne du monde de parachutisme, interviendra en tant qu’invitée spéciale lors du Dartalis Defense Day, le 26 mars prochain, à l’European Convention Center Luxembourg.

March 5, 2026

Domitille Kiger interviendra en tant qu’invitée spéciale lors du Dartalis Defense Day, le 26 mars prochain, à l’European Convention Center Luxembourg.
À l’approche de cet événement consacré à la sécurité, cette détentrice de records exceptionnels nous a dévoilé quelques éléments clés de son univers… tout en préservant une part de mystère.
Pour en savoir plus, rendez-vous au Dartalis Defense Day.

 

Chaque année, le Dartalis Defense Day aime sortir des sentiers battus, amenant les professionnels de l’IT à s’extraire des environnements informatiques pour explorer d’autres univers. L’année dernière, Guillaume Néry, recordman de plongée en apnée, n’avait pas laissé l’audience indifférente. Invitée de l’édition 2026, Domitille Kiger a elle aussi de nombreux records à son actif. Son élément, cependant, c’est davantage l’air que l’eau…

 

En amont de l’événement organisé par Dartalis, qui se tiendra le 26 mars à l’European Convention Center Luxembourg, Domitille nous en dit plus sur sa discipline et sa passion, à découvrir à travers ces 5 questions :

 

Domitille, combien de sauts avez-vous à votre compteur ?

Plus de 10 000 ! J’ai débuté alors que je n’avais que 15 ans. Aujourd’hui, j’en ai 41. J’ai passé beaucoup plus d’années de ma vie en tant que parachutiste qu’en tant que non-parachutiste.

 

Comment qualifieriez-vous votre appétit pour le risque ?

Le freefly (discipline artistique du parachutisme sportif où l’on réalise des chorégraphies en chute libre), est moins « trompe-la-mort » que ce que l’on pense. C’est même un sport plutôt « safe », moins risquée statistiquement que de nombreux sports de montagne par exemple. Le niveau d’accidentologie est d’un mort tous les 250 000 sauts, ce qui est faible. L’impression que la pratique est risquée est liée à sa proximité avec d’autres sport, comme le BASE jump, qui sont effectivement beaucoup plus risquées, et au fait qu’on ne parle généralement de parachutisme dans les médias que lorsqu’il y a un accident.

 

Avant de sauter, qu’est-ce qui prime : l’excitation, le stress ou la concentration ?

Cela dépend du degré d’expérience. Lors des premiers sauts, il y a une réelle appréhension, une peur qui s’élève au fur et à mesure que l’avion prend de l’altitude. Elle s’estompe une fois que l’on bascule, pour laisser place à la joie. Le sentiment se transforme rapidement en fierté, celle d’avoir dépassé sa peur, d’avoir accompli quelque chose d’extraordinaire !

Avec le temps, une autre forme d’appréhension existe à l’approche d’un saut ou d’un record. Mais ce n’est pas la même peur. Elle relève davantage du trac. Avant de sauter, on est surtout concentré, avec la volonté d’exécuter le saut conformément à ce qui a été préparé.

 

Et au quotidien, êtes-vous plutôt tête brûlée ou, au contraire, prudente ?

Là aussi, les choses évoluent avec le temps. Le goût du risque n’est plus le même. Il y a une dizaine d’années, je pensais moins aux conséquences des risques que je prenais. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Au quotidien, pour en revenir à votre question, je suis de nature plutôt prudente, voire même « risk-averse ».

Toutefois, on ne se tourne pas vers une telle carrière sans un certain appétit pour le risque. La discipline, le dépassement nécessaire à l’établissement des records impliquent de prendre des risques. Cependant, il faut faire la part des choses, distinguer le risque inacceptable, avec lequel on ne transige pas, et la prise de risque liée à la performance, qui doit être gérée, encadrée.

 

Qu’en est-il de votre comportement en ligne ?

Je dirais que j’essaye de faire preuve au maximum de bon sens, mais que je suis certainement trop imprudente, principalement par manque de compétences ou d’éducation. Contrairement au parachutisme, ce n’est pas un environnement que je maîtrise. Mais je sais que les risques viennent souvent moins d’une attaque technique que de la manipulation ; j’essaie donc de rester vigilante

 

Le 26 mars, Domitille Kiger partagera les clés de cette maîtrise du risque et de la performance collective. Une intervention inspirante pour celles et ceux qui, chaque jour, évoluent dans des environnements où certaines erreurs ne sont pas une option, et d’autres sont nécessaires à l’innovation.

Rejoignez l’événement.

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