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Data Protection : « Rendre les sauvegardes impossibles à compromettre»

Face à des cybermenaces toujours plus sophistiquées, la protection des données est devenue un pilier de la résilience des organisations.

July 22, 2026

Martial Hébert, Pre-sales & IT Consultant chez Anidris x Easi, revient sur les bonnes pratiques qui permettent de bâtir une stratégie de sauvegarde moderne et explique comment Cohesity y répond.

 

Quels sont aujourd’hui les fondamentaux d’une bonne stratégie de protection
des données ?

La première erreur consiste à réduire la protection des données au seul backup. La résilience repose en réalité sur plusieurs niveaux de protection. Il faut à la fois protéger la donnée, mais aussi l’infrastructure qui la porte et les outils qui pilotent les sauvegardes. En effet, si l’orchestrateur, à partir duquel vous gérez vos données et leur sauvegarde, tombe, vous perdez aussi votre capacité à restaurer vos ressources. C’est un élément qu’il ne faut pas sous-estimer.

Lorsque l’on parle de stratégie de protection des données, on rappelle régulièrement la règle du 3-2-1. Il s’agit, pour nos clients, de disposer d’au moins trois copies des données, sur deux supports technologiques différents, dont une copie externalisée. Cette approche permet de se protéger contre une panne matérielle, une erreur humaine, mais aussi contre un ransomware ou une compromission du site principal. Elle constitue toujours le socle d’une stratégie de sauvegarde efficace. Elle permet notamment de répondre aux exigences définies au niveau des réglementations NIS2 et DORA (pour le secteur financier), visant à renforcer la résilience des structures concernées.

 

Comment garantir que les sauvegardes resteront exploitables après une cyberattaque ?

Une sauvegarde n’a de valeur que si elle est encore disponible et intègre. C’est précisément l’objectif du WORM (Write Once, Read Many), qui permet de rendre les sauvegardes immuables. Une fois les données protégées, elles ne peuvent plus être modifiées ni supprimées. Concrètement, même un administrateur disposant des droits les plus élevés ne peut plus modifier ni supprimer une sauvegarde protégée. Toute demande exceptionnelle passe par une procédure de validation impliquant plusieurs personnes, selon le principe des quatre voire des six yeux.

Cela permet notamment de se protéger contre les menaces internes. Il s’agit de rendre impossible toute suppression accidentelle ou malveillante des sauvegardes.

Aujourd’hui, les plateformes Cohesity permettent de « Wormer » les données, qu’elles soient stockées sur un environnement externe ou en local.

 

Toutes les données méritent-elles le même niveau de protection ?

Sur le principe, non. Pour des raisons de coût, il faudrait se limiter aux données critiques pour la continuité de l’activité. La première étape devrait être de classifier les données. Mais beaucoup d’entreprises ont tendance à considérer que tout est critique. Faute de classification, les organisations appliquent souvent les mêmes politiques de sauvegarde à l’ensemble de leur patrimoine informationnel, avec un impact direct sur les coûts de stockage et de rétention. Plus la fréquence des sauvegardes est élevée et plus la durée de rétention est longue, plus les besoins en stockage augmentent.

En disant cela, on comprend que la définition des politiques de protection ne relève donc pas uniquement des équipes IT. Les notions de criticité, de durée de rétention, de RPO et RTO, qui définissent le temps d’interruption maximal toléré et la quantité maximale de données que l’entreprise accepte de perdre… doivent être discutées avec les métiers. Ce sont eux qui savent quelles données sont indispensables au fonctionnement de l’entreprise et quelles pertes sont réellement acceptables.

 

Quelles sont les mesures à prendre pour restaurer les données en cas de crise ?

Avant toute restauration, il faut s’assurer que les données sont saines et qu’elles n’ont pas déjà été compromises. Dans cette optique, de plus en plus souvent, nous sommes amenés à mettre en place un Vault, à savoir un environnement totalement isolé, afin de restaurer les sauvegardes, les analyser et vérifier leur intégrité avant leur réintégration dans le système d’information.

L’enjeu n’est pas uniquement technologique. Il faut aussi se doter de procédures robustes. Sous la pression d’une cyberattaque, on n’improvise pas une restauration. Les tests réguliers, tous les trois mois, sont essentiels pour vérifier que les sauvegardes sont réellement restaurables et que chacun connaît son rôle.

 

En quoi Cohesity permet-elle de répondre à ces nouveaux enjeux de résilience ?

Cohesity, avec ses solutions Data Protect et NetBackup, réunit l’ensemble des composants nécessaires à une stratégie moderne de protection des données : orchestration des sauvegardes, stockage immuable, protection WORM, détection d’anomalies, analyse des sauvegardes, gouvernance des accès. Cette approche unifiée permet de répondre simultanément aux enjeux de disponibilité, d’intégrité et de reprise d’activité, tout en simplifiant l’administration des infrastructures.

Autour de ces solutions, nous accompagnons les entreprises dans la définition de leur stratégie de protection des données, afin qu’elle réponde à leurs contraintes métiers, réglementaires et budgétaires. Cohesity fournit les briques technologiques. Notre expertise consiste à les intégrer dans une architecture réellement résiliente.

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